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Au lendemain du concert de réunion déjà
mythique de Seigmen, Kim Ljung, fondateur
et songwritter de Zeromancer (entre autres),
nous parle de ses nombreux projets.
Rencontre avec un artiste touchant et aussi sûr
de son talent, qui avoue ajoute que
c’est le groupe Indochine qui l’a
poussé à former un groupe...
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SEIGMEN
LeFantastique.Net:
Comment s’est déroulé le concert qui se tint
fin octobre 2005 ?
Kim Ljung: C’étaient 2 heures et 10 minutes totalement
incroyables. Une nuit très spéciale pour nous ainsi
que pour nos fans je pense. Un concert sold out devant un public
de 5200 personnes. Cela nous a laissé sans voix. Bien que
ce fut un grand soulagement de sortir de scène, nous avons
également ressenti un grand vide car tout avait été
donné pour ce concert unique.
Comment
est venue l’idée de faire ce concert ?
Nous ne nous sommes pas rassemblés depuis 6 ans. Puis nous
nous sommes vus aux 40 ans de notre manager. Jusqu’à
ce moment, rejouer ensemble était totalement impensable
et nous avions décliné chaque offre que l’on
voyait s’offrir. Mais désormais, tout reprend du
sens à nouveau, et quelques jours à peine après
l’anniversaire, nous recevions une offre de Dodens dal.
Tout semblait parfait. Pour la musique, pour les fans et pour
le groupe.
Est-il
possible que Seigmen se réunisse encore ?
Nous avons déjà décidé de faire trois
autres villes en Norvège en février 2006: Oslo,
Stavanger et Bergen. Nous devons nous débarasser d’un
vide que nous ressentons tous. Nous avions travaillé si
dur pour ce concert en octobre et cela semblait naturel de continuer
notre lancée là où nos fanbases sont les
pus importantes. Mais en ce qui concerne l’enregistrement
d’un album, ceci est hors de question.
Es-tu nostalgique
de cette période Seigmen ?
Oui je le suis. Nous avons expérimenté pas mal de
choses et nous avons en fait grandi tous ensemble au sein du groupe.
Seigmen avait commencé à partir de rien. Nous ne
pouvions même pas jouer quand nous avons formé le
groupe. Six ans plus tard, nous étions au sommet des charts
et étions le plus gros groupe de rock du pays. Cela fait
déjà 6 ans et demi depuis notre tournée d’adieu
et entre temps, on n’a plus reparlé de Seigmen.
ZEROMANCER
Des
news ? Un nouvel album est-il prévu ?
Nous sommes actuellement en studio en train d’écrire
de nouvelles compositions. Cela fut dur pour moi de me recentrer
sur Zeromancer avec à la fois Seigmen
et Ljungblut occupant toutes mes pensées.
Mais désormais, je sens qu’il est temps de revenir
dans le monde électro. Cela me manque énormément.
La chose la plus difficile cependant est de ne pas repartir en
tournée. Je peux promettre qu’il y aura bientôt
un nouvel album de Zeromancer... 2006 me semble très bien.
L’imagerie
est très forte chez Zeromancer. Qui s’occupe de cela
?
Nous aimons à nous présenter comme un groupe qui
ressemble à la façon dont il sonne. Je pense que
chacun de nos trois albums a sa propre approche à la fois
en terme d’image et de son. Tout est fait pour ne faire
qu’un. Les enregistrements, les performances, l’artwork...
C’est quelque-chose que nous avons tous décidé
lors de la formation de ZMR.
Au
sujet des paroles. Peux-tu nous dire tes sources d’inspiration
?
J’ai une passion pour les mots, et j’aime écrire
à ma propre manière. Je tue le sens pour le son
d’un mot. Je suis toujours en recherche de nouvelles combinaisons.
Etant donné que l’Anglais n’est pas mal langue
natale, je me dis qu’il y a encore tellement de choses à
apprendre et je ne me vois jamais perdre l’inspiration d’écrire
des paroles. Pour moi, c’est le cœur et l’âme
de la chanson.
Pourquoi
y a-t-il eu si peu de concerts pour promouvoir l’album ?
Je pense que cela n’a pas marché aussi bien que nous
l’espérions. Il a reçu de bonnes critiques
un peu partout mais cependant, il n’a pas fonctionné
comme espéré. Nous avons fait une tournée
européenne, mais avons décliné beaucoup d’offres
après coup. Pas parce qu’il y avait peu de dates
ou de mauvaises dates mais les dates étaient trop espacées
sur notre calendrier. J’ai préféré
être en studio écrire et enregistrer des chansons
pour mon nouveau projet Ljungblut.
LJUNGBLUT
Toute
la presse fut enthousiaste à propos de ce projet. Cela
te donne-t-il l’envie de ne poursuivre que Ljungblut ?
Ljungblut est pour moi une porte de sortie
pour mon côté le plus personnel. Je remercie énormément
pour tout ce qu’on a pu écrire à la sortie
de The other side of all things. Cela
me motive en effet pour un numéro 2.
Ce projet
est si personnel. Etait-il simple ou douloureux de l’avoir
écrit ?
C’était en fait plus un soulagement. J’avais
l’habitude de tout cacher entre les lignes. Mais désormais
avec Ljungblut, cela est beaucoup plus facile
de s’exprimer sans artifice. Un autre fait qui explique
cela également, c’est que tout vient de moi cette
fois-ci.
Les textes
sont chargés s’émotion. Peux-tu nous en dire
quelques mots ?
J’ai vécu dans le studio pendant un an. J’ai
construit l’endroit avec un de mes amis. Il se situe juste
à côté d’une jolie plage de sable. J’ai
utilisé les quatre saisons aussi bien pour enregistrer
l’album que pour réfléchir plus profondément
sur ma propre vie. Les choix que j’ai du faire. Les occasions
que j’ai du prendre. Cet album est en quelque sorte la bande
son de tout cela.
Pouvons-nous
attendre un nouvel album de Ljungblut ? une tournée ?
J’ai écrit dix nouvelles chansons pour le prochain
album. J’en écrirai dix autres et ensuite je prendrai
les dix meilleures. Le titre pour cet album est Capitals.
Il sortira à un moment de l’année prochaine...
Il se pourrait également qu’il y ait une tournée
cette fois-ci...
Les éléments
électroniques font penser aux OVNI’s...
Je pense que tu as ce sentiment du fait que j’ai incorporé
pas mal d’ondes radio qui avaient été prises
pour l’album Radiowaves en 1997
pour Seigmen. Les OVNI’s sont plus le truc
de Noralf (batteur). On pense sérieusement qu’il
a été enlevé quand il était gosse.
Pourquoi
as-tu choisi ce logo ?
Je voulais un symbole représentant la trinité. A
logo qui relie à la fois Ljungblut, Zeromancer
et Seigmen.
TOI
Qu’écoutes-tu
en ce moment ?
Playing The Angel de Depeche
Mode, du Sigur Ros et il me semble que
je ne me lasserai jamais d’un Interpol.
Ton film
préféré ?
Baraka. Aucun dialogue. Juste de superbes
images du monde dans lequel nous vivons. Des visions à
couper le souffle avec des musiques de Dead can Dance.
As-tu l’intention
de ré-écrire des textes en Norvégien ?
Oui. J’ai un projet qui impliquera d’écrire
u autre album dans ma langue maternelle. Pendant un moment, je
pensais que je n’avais plus de mot, mais désormais,
il me semble que j’ai de nouveau à la fois la capacité
et l’inspiration pour.
Propos recueillis par Dunkelheit
Liens
www.seigmen.org
www.zeromancer.com
www.ljungblut.com
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