His Infernal Majesty

Quelques heures avant leur concert parisien au Trabendo, nous avons eu le plaisir d’interviewer Mige Amour (basse) et Ville Valo (chant) du groupe HIM, tous les deux se révélant beaucoup plus accueillants et chaleureux que leur Finlande natale. Les vampires scandinaves reviennent sur leur dernier opus en date, Dark Light et bien d’autres choses encore...


Comment vous sentez-vous à la veille de ce concert ce soir à Paris ?
Mige Amour: Cela doit faire un bout de temps depuis la dernière fois. A peu près deux ans. C’est bien de revenir ici. C’est un endroit très gothique. C’est un peu comme notre jardin.

Paris est-elle votre ville préférée pour venir jouer ?
Ville Valo: En fait, c’est bien de jouer, peu importe l’endroit. Mais c’est bien de revenir ici. Et on verra ce qu’il se passe. On va essayer que plus de gens sachent qui est le groupe HIM et que notre nouvel album Dark Light sort prochainement.

Prévoyez-vous de revenir en France prochainement ?
VV: Oui, on va revenir très certainement au début de l’année prochaine. Cette tournée est plus comme une tournée promotionnelle. On va faire comme environ 12 concerts. Et après ça, début octobre, on s’en ira aux USA pour environ 30 concerts. Mais oui je pense qu’on reviendra.

Maintenant que vous êtes connus aux USA, préférez-vous jouer aux USA ou en Europe ?
VV: Le monde est vaste tu sais. Mais maintenant qu’on a une vraie sortie aux USA, c’est normal qu’on s’y attache.

Chacun de vos albums a définitivement son propre son. Qu’avez-vous essayé d’atteindre avec Dark Light ?
MA:On a vraiment essayé d’être cinématique
VV: et coloré... dans la noirceur. On a essayé de faire un peu plus coloré. Les couleurs sont vraiment sombres, structurées et le son devait être plus tissé... un peu plus... pas compliqué, mais un peu plus direct.

Avez-vous des chansons que vous préférez jouer sur scène ?
VV: Oui il y en a toujours qui nous plaisent mais on essaye plus de jouer les nouveaux morceaux. Quoi qu’il en soit, chaque chanson a sa raison d’être et c’est toujours un bonne chose d’en rejouer.
MA: C’est bien maintenant qu’on ait plus de chansons, car cela rend possible la variation et tu peux alors choisir la chanson qui irait alors le mieux.

Comment choisissez-vous la set liste ?
MA: Cela dépend du moment, du feeling.
VV: On essaie toujours de varier d’un soir à l’autre la set liste. C’est comme un puzzle, on essaie de trouver un équilibre, de savoir quelle chanson peut aller à la suite de l’autre. Et puis on essaie de la changer pour ne pas ennuyer les gens. Cela dépend également de l’endroit où nous jouons. Mais maintenant on en tient une bonne et je pense qu’on va y rester fidèle pendant un moment.

Ville, tu avais fait un featuring avec Apocalyptica. Cette collaboration t’a-t-elle donné l’envie d’introduire des éléments classiques dans ta musique.
VV: En fait, je vais complètement à l’opposé (rires)
MA: On fait de la musique pour mes oreilles (rires)
VV: J’ai fait cette chanson avec eux car ce sont des amis, mais ils travaillent dans une sphère complètement différente de la nôtre.

Prévoyez-vous d’introduire des éléments électroniques comme beaucoup de groupes le font ?
VV: On essaie d’inclure dans notre musique nos influences, toutes nos influences, mais en ce qui concerne l’électronique, je n’aime pas ça. La musique ne respire pas. A cause de ça, on peut pas changer, changer son état d’esprit, l’intro, l’outro. C’est trop rigide. J’aime bien Depeche Mode par exemple, mais je ne payerait pas pour voir le même set tout le temps.

Envisagez-vous d’inviter en guest une chanteuse comme vous l’aviez fait sur votre premier album ?
VV: En fait, c’était la copine de l’époque de Linde. Mais ça ressemble plus maintenant à un groupe de rap où on voit toujours feat un tel feat tel autre... Et puis il faudrait l’inclure dans la liste des remerciements. Et on ne fait jamais ça. On ne remercie jamais personne car on en oublierait toujours.

Quels sont vos sentiments concernant le HEARTAGRAM ? Etes-vous effrayés de voir que tellement de gens se le font tatoués ou en êtes-vous fiers ?
VV: Oui, on en est fier. Mais je pense que désormais le Heartagram représente plus que le groupe seul.
MA: Ca en devient une communauté.
VV: Il fait son propre voyage. Un livre devrait être écrit. Je devrais le faire quand je serai plus vieux. "La philosophie du Heartagram", "Le gospel du heartagram" (rires).

Pouvez-vous nous parler de votre dernier clip pour le single "Wings of a Butterfly" ?
VV: Les clips sont généralement une perte d’argent et de temps. Mais avec celui-là, le gratte ciel au milieu de l’eau, le Heartagram comme sur un phare, on en est très fier. D’habitude, on n'aime pas trop mais là on en est plus que fier et satisfait.

Aura-t-on un jour l’occasion de voir toute la scène gothique finlandaise se produire en même temps ?
VV: Peut-être un jour, peut-être un jour. On verra bien ce qu’il se passe. On a déjà tourné par exemple avec The Rasmus et on est très amis avec The 69 Eyes. Quoi qu’il en soit la scène finlandaise est très saine. Personne n’essaie de voler ce que peut faire l’autre. Si il y a de la compétition, c’est une saine compétition. Et de toute façon on est le groupe originel (rires).

Le visuel est très important pour le groupe. Quel est son processus ?
VV: Je suis très influencé par tout ce qui est visuel cinématographique. Après on passe par d’autres personnes. Mais après c’est comme un livre, la couverture peut être bien mais le contenu horrible. On essaie de ne pas l’avoir (rires)

Un dernier mot ?
VILLE VALO : On se reverra bientôt.

Site Web Officiel de HIM

Propos recueillis par Dunkelheit - Octobre 2005

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