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Ce groupe de nationalité
suédoise dont le premier album date de 1994, est certainement
l'un des plus prometteurs du moment. Leur musique est caractérisée
par une electro body music (ebm) farouchement avant-gardiste mélangée
à de la techno progressive. Covenant s'est fixé
pour but de faire avancer cette ebm traditionnelle en la travaillant
pour lui donner un nouveau style, une nouvelle mouture incluant
de nouveaux éléments… bref, aboutir à
une electro musicalement intellectuelle. Inspiré de Front
242 (qui ne l'est pas?) et de Front Line Assembly, Covenant exploite
sans s'y limiter l'héritage de ses maîtres; bien
plus, il va au-delà et les perfectionne. C'est sans conteste
un groupe dont l'on entendra encore beaucoup parler, car innovant
et atypique. D'ailleurs, qui dirait le contraire ?
Sur
scène, vous donnez l'impression d'être trois amis
de longue date…
Joakim Montelius (J.M.): Oui, bien entendu. On a pensé
à faire de la musique ensemble dès 1986. On était
de jeunes adolescents et nous ne connaissions rien à la
musique. Lorsque Clas et moi sommes allés à l'université,
nous logions dans le même appartement. On a alors monté
notre studio dans notre chambre et c'est là que nous avons
enregistré notre premier album.
Covenant
est-il une machine à vendre ?
J.M: Comme chaque groupe qui se produit sur scène, nous
avons besoin d'argent. c'est vital de faire du merchandising.
C'est du bon argent. Si les gens nous aiment, ils achètent
de toute façon ces produits. C'est un échange mutuel.
Et avec cela, nous, nous donnons le meilleur de nous-mêmes.
Vivez-vous
de votre musique ?
J.M: Oui.
Peut-on
dire de Covenant qu'il est un boys band electro ?
J.M: Je ne sais pas. Cela semble être ainsi. Ce n'est pas
notre but. On essaye juste de faire de la bonne musique et de
donner des concerts attrayants. On aime jouer live. C'est la seule
façon de rencontrer nos fans. Maintenant, que ce public
soit composé de filles ou de garçons, on s'en fout
complètement.
Avez-vous
du succès hors de la Suède ?
J.M: Notre principal marché se situe en Allemagne, en Belgique
et en Hollande.
Où
allez-vous chercher votre inspiration ?
J.M: Notre principal source d'inspiration vient du quotidien.
Mais c'est aussi une combinaison avec la littérature. Mon
hobby favori est de m'asseoir à une table, et de rencontrer
les gens. Cela me plaît de transformer leurs soucis en chansons
parce que tous leurs problèmes pourraient être les
miens ou le devenir un jour. On rencontre tous des problèmes
similaires dans la vie. C'est donc notre principale source d'inspiration.
Les sonorités
sont de plus en plus modernes sur le dernier album.
J.M: je pense que nous intégrerons de plus en plus un style
moderne. Nous passons nos journées à écouter
de la musique. On essaye de rendre compte de comment fonctionne
la musique. Le dernier album est, je crois, la pop électronique
du futur. Et la musique électronique est la musique du
futur.
Quels sont
vos goûts actuels ?
J.M: c'est très varié. J'aime la qualité.
Aphex Twin, par exemple, est un bon exemple. Ils font vraiment
de la bonne musique. Mais d'une manière générale,
je pense que la musique commerciale est véritablement le
fer de lance de la musique underground.
Que peut-on
souhaiter à Covenant musicalement ?
J.M: Espérer que ce que nous ferons sera toujours innovant
et de qualité.
Interview: Laurence Gilis
Présentation: Bernard Depelchin
Photos: Filip Van Muylem
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