Nebelhexë
+ Plasticchrist
Goudvishal - Arnhem (nl) - 22 avril 2005
Ce n'est pas toutes les semaines
qu'on a l'habitude de voir et d'entendre sous nos lattitudes la
belle Andrea Nebel Haugen, la musi-sorcière norvégienne
derrière Hagalaz Runedance, son projet
principal mis (on l'espère temporairement) en veilleuse
et Nebelhexë. Sa venue aux Pays-Bas, au
Goudvishal d'Arnhem, une jolie petite salle généralement
réservée aux concerts métal, méritait
le déplacement.
En première partie, l'annonce
d'un groupe local nommé Plasticchrist
dont le nom ressemblait à la contraction de Plastichead
et de Combichrist devait-elle faire peur ? La réponse est
hélas positive.
Rapidement, il fallait constater
que le duo d'adolescent avait consacré bien plus de temps
à concocté son look qu'à tenter de créer
autre chose que de pâles copies des plus mauvais morceaux
d'Hocico & co: quelques séquences linéaires
peu inspirées servant de fond aux éructations mal
assurée d'un lycéen qui ne parvenait même
pas à captiver une dizaine de ses camarades de classe venus
spécialement pour l'occasion plus d'un quart d'heure.
Une demi-heure plus tard, le réel
objet de la soirée apparaissait enfin. La séduisante
Nebel montait sur scène, accompagnée d'une poignée
de jeunes musiciens à la guitare, à la basse et
au clavier (ainsi qu'au lecteur minidisc).
Démarrant sur les chapeaux
de roue avec une version musclée de "Totems",
issu de son album Laguz. Allait-on avoir droit à un concert
très dur ? Pas vraiment. Si la guitare fut bien présente
tout au long du set, elle se fit ensuite plus discrète,
se fondant harmonieusement dans un ensemble à la fois rock
et presque gothique mais parfois trop rigide du fait du minidisc,
évidemment.
Le show se révéla
paradoxal. D'un côté, la présence d'Andrea
fut impressionnante. Son regard, particulièrement envoûtant,
irradiait un public composé à moitié de connaisseur
et à moitié de curieux, sans doute des habitués
des lieux. D'un autre, on ressentait nettement une certaine inexpérience
du groupe qui donnait sans doute là un de ses premiers
concerts dans cette configuration. Il est vrai que les dates étaient
peu nombreuses dans son agenda...
Le concert fut malheureusement
très court. Il dura moins d'une heure, se fondant sur l'intégralité
de Laguz, sans pêcher dans le large répertoire de
Hagalaz Runedance comme de nombreuses personnes l'espérait,
en dehors d'un morceau en unique rappel et de "Raven Night"
qui fut interprété dans sa version originale. Des
moments de pure magie furent néanmoins à noter tels
que le sublime "My Visual World" ou "Wake to Wither".
Une très bonne soirée
avec seulement un tout petit goût de trop peu...
Texte & photos: Frédéric
Cotton - mai 2005
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