Lande aux Sorciers (la)

Quesne, Didier, 2006

Nestiveqnen

 
Le compte Yan de Trezel revient sur ses terres, d’où sa famille avait été chassé pour avoir refusé qye les magiciens gèrent son fief. Ceux-ci avaient apporté la ruine sur le domaine et, en reprenant possession de ses terres, avec la ferme intention de continuer dans l’éthique de ses ancêtre, Yan se met à dos toute leur confrérie. Mais après plusieurs mois de guerre larvée, le jeune comte réalise que sa famille n’est pas si éloignée des magiciens qu’il ne le pensait, et que lui-même n’est pas sans ressources. La confrontation mènera le jeune homme et sa seule alliée de la capitale jusqu’aux confins de la lande, en quête de paix et de justice.
 

« Un peu en dehors de cette liesse feinte ou sincère, il y avait les mages. Certains se mêlaient aux humains, plaisantaient même avec eux, mais d’autres ne frayaient qu’entre eux, leurs robes noires ponctuant sombrement l’assemblée chatoyante. »

La Lande aux Sorciers, Didier Quesne, p.55

Dans un cadre semblable à celui de la France médiévale, peuplée de seigneurs intrigants, de magiciens proches de prêtres moyenâgeux et dirigée par un roi soumis à la magie et aux femmes, ce roman tranche avec les récits habituels de Didier Quesne. Le héros n’est pas une héroïne et on constate la diminution des termes médiévaux dont l’auteur truffait auparavant ses dialogues. Un changement agréable qui tranche avec bonheur ! Mais l’histoire se rapproche pourtant dangereusement des précédents romans de Didier Quesne : un héros qui se découvre des pouvoirs, une alliée devenant une amante, un suzerain témoin impuissant et des voyages entre cité et campagne, voilà qui renoue avec les thèmes de Leh’cim, Etrangère et Magicienne…
 

 

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