Enfant de la mort (l')

Eicker, Damian, 2005

Iceberg Edition

 
Hauricande est une cité intemporelle et unique. Elle est la capitale de l’une des Sphère-Monde. Elle est le Royaume des Morts, où justes et damnés cohabitent, où les bannis reproduisent leur existence antérieure, où seule la magie est interdite. A Hauricande règne Rinédia. Rinédia, fille d’Elon, celui qui gouverne toutes les Sphères-Monde grâce à ses anges, Rinédia, la Mort. Or, par l’un de ces hasards étranges, Rinédia rencontre un jour Archaël. L’Errant. L’un des plus fidèles anges d’Elon. Et l’impensable se produit. Celle qui devait rester à jamais solitaire et celui qui n’avait pas le droit de modifier les destinées tombent amoureux. Et Rinédia attend un enfant…
 

"La Sombre Dame s’approche lentement d’un second fauteuil et s’y laisse tomber, les épaules affaissées, la mine sombre. Elle murmure : - Celui qui naîtra de celle qui ne peut enfanter, celui-là même disparaîtra un jour, sans espoir de retour. Le Guide des Âmes reste debout, le dos courbé, alors que la Mort cesse de murmurer son étrange litanie…"

L’Enfant de la Mort, Damian Eicker, p.112

Le texte se transforme au moment de la naissance de Niméthau. Tandis qu’Archaël est condamné, et que Rinédia subit le courroux de son père et l’indifférence de sa mère, la matérialisation de la nuit, Niméthau devient le narrateur et raconte au lecteur sa vie, son enfance paisible puis son enlèvement. Sa transformation par des créatures étranges, une maîtresse, Lyxia, certainement pas humaine et son errance de guerrier impitoyable, sa traversée des mondes et sa recherche de son passé. Niméthau devra faire face à des choix terribles, et plus que tout, il devra, tôt ou tard, confronter sa mère, celle qui l’a éloigné pour le protéger et le regrette toujours.
 
A travers son premier roman, Damian Eicker présente ici une œuvre à la fois poétique et poignante, naïve et sombre. Le parcours initiatique de Niméthau, l’enfant de la Mort, enfant innocent puis souillé de sang, sa quête d’amour et de savoir laissera un goût doux-amer au lecteur. Une fin inattendue, troublante et aussi abrupte qu’un couperet ne peut que donner envie d’attendre le second tome de ces Portes des Sphères-Monde.

 

                                                                               Best view with IExplorer 5 @ 800x600.   © 2002 Anthesis. Tous droits réservés.