Légende de la tendresse (la)

Behrangui, Samad, 2002

L'Harmattan, coll. La Légende des Mondes

 
C’est un beau récit que Samad Behrangui nous livre ici. Tout en finesse, il aborde des thèmes aussi graves que la solitude, l’enfermement, le mépris, ou encore les regrets. Une histoire de princesse, bien sûr, mais une princesse capricieuse et hautaine, vaniteuse et dédaigneuse, qui exige que personne ne pose les yeux sur elle, de peur d’être salie par le regard des autres.
 

”Après avoir franchi plusieurs montagnes, ils arrivèrent dans une forêt où l’on ne voyait pas le moindre animal voler, grimper ou manger de l’herbe, mais où on pouvait voir sept palais extraordinaires.”

La légende de la tendresse, Samad Behrangui, p. 27

Elle n’est pas l’héroïne de l’histoire. Le héros, c’est ce jeune berger qui lui raconte la "légende de la tendresse". Une légende qui captive infiniment la princesse, un conte qui fait appel à des souvenirs enfouis, personnels ou universels. Peu à peu, le berger ajoute des éléments que la princesse ne connaît pas, et le lecteur tisse des liens entre différentes époques et différents personnages. Les bribes de l’histoire s’assemblent un à un dans une écriture simple, brève, descriptive, qu’on pourrait dire orale.
 
Des animaux très présents, comme ce ”pigeon beau parleur” à qui la princesse donne son sommeil, ou des chevaux, des colombes, des fleurs aussi, comme Laleh la tulipe, et des métamorphoses à ravir les amateurs de merveilleux ! Une belle histoire, et, à noter, une jolie couverture, même si les illustrations d’intérieur sont décevantes.

 

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