Là où tout sombre, c'est bien entendu dans "Le Dernier Problème" qui marque l'affrontement final entre le maître du crime et le maître de la déduction. Cette nouvelle qui parue dans Strand Magazine en décembre 1893 provoqua un véritable tollé qui inonda la rédaction du journal sous des milliers de lettres. Les fans de Sherlock Holmes ne voulant pas admettre la mort de leur héros préféré suppliaient Arthur Conan Doyle de poursuivre ses aventures. L'auteur refusa durant des années, se sentant prisonnier de ce succès inattendu qui éclipsait ses autres œuvres. Ce n'est qu'à partir de 1901 que le détective réapparaît dans Le Chien des Baskerville, une aventure antérieure à sa "mort". Puis, en 1903, "La Maison vide" ouvre ses portes sur un retour inattendu.
De cette nouvelle période, la nouvelle "Les Hommes dansants" semble la plus inquiétante, avec ce code qui traverse les pages du Strand Magazine comme une invitation à la déduction tendue aux lecteurs. Il en va de même avec "La Cycliste solitaire" qui confronte une jeune femme à une bien étrange machination.
La nouvelle traduction d'Eric Wittersheim est plutôt agréable, la présence en regard du texte français de la version anglaise est sans nul doute possible un plus non négligeable pour les anglicistes et ceux qui voudraient découvrir le style de Conan Doyle. Et puis, cerise sur le gâteau, les pages sont agrémentées d'illustrations originales tirées du Strand Magazine. Rien de tel pour se mettre dans l'atmosphère de Baker Street
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