Danielle Martinigol

Comment vous êtes-vous lancée dans l'écriture ?
J’ai toujours écrit. Dès l’adolescence, des histoires à clef avec mises en scène de copains copines ou cousins cousines. Puis de la poésie. Puis des nouvelles, puis un premier roman pour adultes impossible à achever, donc je me suis orientée vers le jeune public et je ne l’ai jamais regretté.

Le parcours fut-il difficile ?
Pas vraiment. Je n’ai pas connu de refus traumatisant. Mon premier roman L’Or Bleu a été accepté du premier coup chez Hachette au Livre de Poche Jeunesse. Une voie royale.

Avez-vous fait des rencontres déterminantes ?
Elisabeth Vonarburg, aujourd’hui écrivaine québécoise qui fut mon amie de fac à Dijon, Pierre Versins qui m’a donné confiance en moi, Laurent David directeur de collection chez Hachette, qui a cru en mon premier roman, Denis Guiot qui m’a poussée à plonger dans le monde des Abîmes d’Autremer, Wojtek Siudmak qui m’a proposé de faire la couverture de L’Or Bleu etc… je connais beaucoup de monde dans le milieu de la SF française et chaque personnalité est attachante.

Quelles sont vos influences littéraires ?
J’ai beaucoup appris avec Elisabeth Vonarburg. En particulier en participant aux ateliers d’écriture qu’elle animait. J’aime énormément ce qu’écrit Pierre Bordage. Je dis souvent que lui et moi nous “ imaginons ” pareil. Quant à mes deux cycles préférés ce sont Les Seigneurs de l’Instrumentalité de Cordwainer Smith et La romance de Ténébreuse de Marion Zimmer Bradley.
Sinon, il y a trois livres que je mets au-dessus de tout : Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry, Jonathan Livingstone le goéland de Richard Bach et L’œil du loup de Daniel Pennac.

Et des influences venant d'autres domaines ?
Vangelis incontestablement pour la musique. J’écris toujours en écoutant ses albums. Ou les musiques de films de Hans Zimmer. Ce type de musique génère des images en moi. Je peux écouter vingt fois de suite le même disque en écrivant. Je finis par ne plus l’entendre vraiment dans le casque mais la musique rythme mon écriture. Siudmak et Manchu pour la qualité exceptionnelle de leurs images. Des portes ouvertes vers l’ailleurs. Ridley Scott pour le cinéma. Blade Runner est mon film fétiche. Dans mes rêves les plus fous, j’imagine que tous se mettent ensemble pour adapter les Abîmes d’Autremer au cinéma. Mais, ça, c’est de la science fiction.

Propos recueillis par mail par Michaël Espinosa

 

 
 
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