Le voyage dans le temps

Postulats de base

La machine à explorer le temps et Retour vers le futur. Deux fleurons du cinéma fantastique, mais qui se différencient non seulement sur la forme mais également sur le fond. En effet, quand Alexander rejoint pour la seconde fois sa promise (après avoir utilisé sa machine), il ne se soucie nullement de voir son double de l'époque et de créer de la sorte une cassure de l'espace-temps aux conséquences désastreuses. D'ailleurs, il ne se rencontre même pas (alors qu'il le devrait). Le postulat de base est donc que chaque être est unique, quel que soit le lieu et la date. Postulat qui semble défier toute logique, pour peu que l'on puisse parler de logique dans le cinéma Fantastique !

Par contre, dans Retour vers le Futur, chaque voyage dans le temps respecte les futurs. Ainsi, dans Retour vers le Futur 2, nous sommes en présence de 2 Marty McFly : celui qui tente de réconcilier ses parents dans le premier opus, et celui qui doit retrouver l'Almanach des Résultats Sportifs dans le second (tout comme Doc Emmet rencontre son double, mais sans jamais lui faire face). Une difficulté scénaristique (avouons que l'histoire de Retour vers le Futur 2 est l'une des meilleures écrites sur le sujet) qui doit en avoir rebuté plus d'un. Qu'à cela ne tienne ! Il suffit d'envoyer notre héros dans une époque où l'on est certain qu'il n'a pas vécu.

Longue vie au roi Arthur !

Envoyer son héros aux confins du temps facilite donc l'écriture de l'histoire. Et quoi de plus normal que de jouer sur les anachronismes afin de combler les lacunes d'un récit bien connu. Ainsi, la cour du roi Arthur a subit les faveurs des scénaristes hollywoodiens. La série MacGyver, avec notre Richard Dean Anderson à la coiffure bien plus fournir que celle de Stargate, a permis à ce dernier de se retrouver, après qu'un pot de fleurs lui soit tomber sur la tête, près du roi Arthur, de Merlin et des chevaliers de la Table Ronde. Un double épisode amusant, pas transcendant, mais permettant à MacGyver de déjouer tous les tours de passe-passe d'un Merlin qui ne sait plus à quel saint se vouer !

Même point de départ pour deux bouses dignes de non-intérêt : A Knight at Camelot (téléfilm de Robert Young) et Black Knight (Gil Junger, 2001), deux stars américaines noires se retrouvant projeté dans le Moyen Age, l'une pour redorer le blason d'un Roi Arthur trahi (Whoopi Goldberg), l'autre pour faire le pitre et déjouer les plans de vils imposteurs (Martin Lawrence). Deux nanars ignobles, qui partagent tous les deux la même scène : la cour du roi qui danse sous les soubresaut d'une musique disco. Ne cherchez pas à comprendre, les scénaristes d'outre-Atlantique ont, parfois, leur mauvaise période !

 
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