Narnia

Après Harry Potter, après Le Seigneur des Anneaux, Hollywood semble avoir désespérément cherché un nouveau succès de la littérature de fantasy à adapter au cinéma, afin d’attirer un public toujours plus nombreux et plus jeune dans les salles obscures. Finalement, les recherches se sont avérées fructueuses: ont été exhumées pour l’occasion Les Chroniques de Narnia, grand classique de la littérature enfantine dans les pays anglo-saxons, encore très peu connu en France jusqu’à une date fort récente. Après la sortie du film d’Andrew Adamson, nous pouvons être sûrs que les noms de Narnia et de son créateur, C. S. Lewis, seront familiers au plus grand nombre, y compris en France.

Il suffit de se pencher un tant soit peu sur l’œuvre de Lewis pour se demander: comment les producteurs n’ont-ils pas pensé plus tôt à s’attaquer de front à un univers aussi riche, foisonnant et prometteur, regorgeant d’images susceptibles de marquer durablement l’esprit ? Sans doute les précédentes adaptations, en film ou en dessin animé, étaient-elles suffisamment médiocres -souvent par manque d’argent, mais également par manque de réalisateurs véritablement inspirés, ce qui était également le cas du Seigneur des Anneaux avant l’arrivée de Peter Jackson- pour refroidir un bon moment tout investisseur soucieux de succès garanti et immédiat. Toutefois, les arguments en faveur de Narnia étaient de taille: l’auteur était un ami intime de Tolkien, le créateur du Seigneur des Anneaux ; à ce titre, Lewis est considéré dans les pays anglo-saxons comme l’un des pères de la fantasy et de la littérature enfantine "d’imagination" ; Les Chroniques de Narnia ont joui d’un succès immédiat et spectaculaire dès leur parution dans les années cinquante ; constamment rééditées jusqu’à aujourd’hui, elles sont désormais traduites en plus de vingt-cinq langues à travers le monde. Après avoir nourri l’imaginaire de dizaines de milliers d’enfants, elles sont encore revendiquées comme source d’inspiration privilégiée par bon nombre d’auteurs de fantasy: parmi les exemples les plus récents, nous pouvons citer Clive Barker et son cycle d’Abarat. Gageons que la sortie au cinéma de la première histoire publiée par Lewis - mais située finalement en seconde position au sein du cycle narnien -, Le Lion, la Sorcière Blanche et l’Armoire magique, constituera une excellente occasion de (re)découvrir les œuvres littéraires, que nous nous proposons d’évoquer ici.


C. S. Lewis et Les Chroniques de Narnia

Le Lion, La Sorcière Blanche et l’Armoire magique: du livre au film

Symphonie Narnienne

 
 
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