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Hulk, le géant vert
Plusieurs déclinaisons
Face au succès de The Hulk, la
télévision lui fait les yeux doux. Juste avant que la série télé
ne divertisse notre jeunesse, le géant vert aura déjà été porté
deux fois sur le petit écran. Tout d'abord en 1977, avec L'Incroyable
Hulk et Le Retour de l'Incroyable Hulk. Deux téléfilms qui permettront
à Lou Ferigno (qui fera une apparition éclair dans le film de
Ang Lee) d'apporter sa musculature (et rien que ça, malheureusement)
au super héros. De ces téléfilms, une série télé sera créée,
ainsi que deux séries animées, en 1982 et, plus proche de nous,
en 1996.
Certes, plusieurs autres téléfilms
seront réalisés dans la mouvance du moment (tel un inoubliable
Le Mariage de l'Incroyable Hulk). Mais, soyons honnêtes, Hulk
n'a jamais reçu l'amour d'un public, tel celui des X-Men, par
exemple. Toujours catalogué monstre vert sans cervelle, The Hulk
restera à jamais cet enfant maudit des Comics Books, cherchant
désespérément la consécration ultime. Et celle-ci s'appelle Ang
Lee.
Il faut avouer que personne n'attendait
le réalisateur de Tigres et Dragon aux manettes de la superproduction
de l'été 2003. Pourtant, aux dires des producteurs et acteurs,
il semble qu'Ang Lee ait réussi l'impossible. Malgré une bande-annonce
faisant les yeux doux aux effets spéciaux (c'est normal, après
tout, ce n'est qu'un outil marketing destiné à faire bouger les
foules), Ang Lee s'est penché plus en détail sur la psychologie
des héros. Figure paternelle présente dans le long métrage, le
père de Hulk, comme celui de son amie, seront des pierres charnières
dans l'évolution de la mentalité du héros.
 Il faudra cependant attendre encore
un mois avant de constater le chef d'oeuvre de Lee. Evidemment,
si l'on regarde les contrats des acteurs, des suites seront prévues
en cas de réussite. Et honnêtement, c'est tout le mal que l'on
peut souhaiter à Ang Lee.
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