Bifff 2008
Festival
du film fantastique de Bruxelles
26ème édition
Tours & Taxis
Bruxelles
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Dimance 6 avril
Egon & Donci (Adam
Magyar)
Egon
vit tranquille sur sa planète dans un autre système
solaire que le nôtre. Il passe son temps à regarder
les étoiles pendant que Donci, son chat, court après
les papillons entre deux gaffes. Un jour, la sonde Voyager 3 tombe
près de leur maison. Dans les débris, Egon trouve
un disque qui contient des images d'une planète lointaine.
Dans les jours qui suivent, il construit un vaisseau spatial et
s'embarque avec Donci pour la troisième planète
de notre système solaire...
Et voilà les Hongrois qui se mettent à l'animation
3D avec Egon & Donci ! Le film est aussi simple que son scénario
et a pour seule ambition d'être accessible à tous,
parents, enfants, Hongrois, Belges, Chinois, Canadiens, Martiens
(?)... Car afin d’être le plus universel possible,
il n'y a pas de dialogues dans ce film. Tout passe dès
lors par l'image, la musique, les onomatopées. Ce qui n'empêche
pas le "message" pacifiste, écologiste de Adam
Magyar de passer sans problème.
13 beloved (Chookiat Sakveerakul)
Pusit,
jeune commercial thai, n'a que des ennuis aujourd'hui: des dettes
par dessus la tête, sa voiture est à la fourrière
et, cerise sur le gâteau, il vient d'être viré.
C'est alors que son téléphone sonne. Son interlocuteur
lui propose de participer à un jeu. S'il arrive au bout
des 13 épreuves, il pourra gagner 100 millions de bahts.
La première épreuve: écraser une mouche.
Faaacile ! Vraiment ?
Matthew Chookiat Sakveerakul (Pisaj), du haut de ses 25 ans, nous
livre ici un thriller psychologique à la limite du film
d'horreur. Le scénario commence doucement, presque gentiment.
Mais c'est pour mieux pouvoir accélérer dans la
suite, au fur et à mesure que Pusit s'enfonce dans la folie
de ce jeu. Un jeu qui semble ne connaître aucune limite.
Le film est très efficace et tiendra le spectateur scotché
à son siège jusqu'à la dernière image.
Ce n'est pas pour rien que 13 Beloved
a connu un gros succès dans les salles en Thaïlande.
Epitaph (Bum-Sik Jung,
Sik Jung)
En
1942, dans la Corée occupée par le Japon, Park,
jeune étudiant en médecine, doit se marier au printemps
avec une jeune femme qu'il n'a jamais vue. Quelques jours plus
tard, alors qu'il est affecté à la morgue, on amène
le corps d'une jeune femme dont Park tombe immédiatement
amoureux. Au même moment, une fillette est internée
suite à un accident de la route dans lequel sont morts
ses parents...
Epitaph est le premier film des frères
Jung qui ont été les assistants réalisateurs
de Park Chan-Wook (Sympathy for mr Vengeance et Old Boy). Ils
relancent la mode du film à sketches dans lequel plusieurs
lignes narratives se croisent et s'entrecroisent. Et l'utilisation
de flashes-back ne facilite pas la tâche du spectateur pour
s'y retrouver entre toutes ces histoires. Par contre, l'image,
les couleurs, la mise en scène sont parfaitement maîtrisées.
En ajoutant à cela, une solide maîtrise de la direction
d'acteurs, les frères Jung réalisent finalement
un film qui marque le spectateur par son ambiance morbide sans
être lourde.
Lundi 7 avril
The Vanguard (Matthew Hope,
compétition européenne)
2015.
Surpopulation et crise énergétique ont conduit la
Corporation à décider l'extermination d'une partie
de l'humanité. Mais l'opération a partiellement
échoué: au lieu de l'extermination attendue, les
victimes ont été transformés en biosyns,
espèce de singes d'apparence vaguement humaine. Certains
comme Max sont cependant restés humains et sont chassés
par des groupes para-militaires envoyés par la Corporation...
"Je ne sais pas quel message les spectateurs pourront retirer
de mon film. J’espère juste qu’ils passeront
un bon moment", déclare Matthew Hope.
La mission est remplie apparemment. Et sombrement encore ! Pas
d'effets super mégas spéciaux. Pas de méga
grandes scènes d'actions épiques qui pètent
dans tous les sens. Mais une tension maintenue d'une bout à
l'autre du film au fil d'un scénario qui se déroule
sans heurts. Un bon moment vraiment.
Stuck (Stuart Gordon, compétition
internationale)
Mis
à la porte de chez lui et sans travail, bref officiellement
clochard, ce n'est pas la journée de dTom. D'autant plus
qu'il se fait renverser au milieu de la nuit par Brandi, une infirmière.
Paniquée, elle continue sa route avec Tom encastré
dans le pare-brise… avant de l'abandonner dans son garage,
gravement blessé et toujours coincé...
Avec ce film tiré d'un fait divers réel (et repris
quasiment tel quel dans la première partie du film), Stuart
Gordon (Re-Animator) nous revient en grande
forme pour mieux s'attaquer à l'égoïsme des
petits bourgeois. Les amateurs de violence et de gore risquent
d'être un peu déçus car Gordon se focalise
surtout sur l'amoralité de Brandi (Mena Suvari)
et de son entourage ainsi que sur les efforts de Tom (Stephen
Rea) pour s'en sortir. C'est que Gordon se fait un peu
moralisateur: dans notre monde égoïste, il faut se
prendre en charge soi-même (ce que fait Tom quand il se
retrouve coincé dans le pare-brise et prisonnier dans le
garage) tout en n'oubliant pas les autres (comme ne fait pas Brandi).
Outre, cet aspect moral, Stuck est aussi un très bon thriller
psychologique interprété par des acteurs parfaitement
dans le ton du film.
Descendents (Jorge Olguin,
Première mondiale)
Dans
un futur proche, un petite fille se réveille dans un paysage
dévasté et, affamée, cherche à manger.
Pendant qu'elle fouille une maison, un groupe de militaire parés
de masques à gaz débarque avec un groupe d'hommes
avec un sac sur la tête qu'ils se mettent à abattre
comme des chiens...
Présenté au BIFFF en première mondiale (le
film est tout frais d'à peine une semaine !), Descendents
est un des rares films du genre réalisé au Chili.
Faut dire qu'à l'époque de Pinochet, on n'aimait
pas trop ce qui sortait des lignes fixées par le pouvoir.
Le film a donc le mérite d'exister. Malheureusement, si
l'idée est sûrement bonne (notamment de faire jouer
les personnages principaux par des gosses... pour amener une note
d'espoir dans ce monde déprimant ?), sa réalisation
n'est pas tout à fait à la hauteur. Pour commencer,
le film est lent, très lent, trop lent. Même dans
les scènes d'actions... Et puis, on se perd dans tous ces
flashes- back ! Un peu ça va, mais pas à la pelle
comme nous les sert Jorge Olguin ! Espérons
que c'est juste parce qu'il est pionnier dans un cinéma
fantastique chilien qui doit encore se trouver...
Quelques images pour terminer…
Et voilà, après 13
jours, le Bifff c’est fini ! Après un tel marathon,
on est heureux d’avoir vu autant de films, mais on en sort
exsangue ! Rien de tel alors qu’un petit coup de jus pour
nous redonner des forces !
Palmarès
Compétition Internationale
du Long Métrage
- Le Corbeau d’Or est attribué à
13 Beloved (Chookiat Sakveerakul)
- Le Corbeaux d’Argent est attribué
à Stuck (Stuart Gordon) et
[REC] (Jaume Balaguero & Paco
Plaza)
- Pour l’originalité se son scénario
et l’extraordinaire interprétation de ses enfants
acteurs, le jury attribue aussi une mention spéciale
à The Substitute (Ole Borneval)
- Le Pégase, Prix du Public, est
attribué à [Rec] (Jaume
Balaguero & Paco Plaza)
Compétition Européenne du
Long Métrage
- Le Méliès d’Argent est attribué
à Frontière(s) (Xavier
Gens)
- Prix du 7e Parallèle est attribué
à The Aerial (Esteban Sapir)
Compétition Internationale
du Court Métrage
- Le Prix des Télévisions est attribué
à Berni’s Doll (Yann
J.)
- Le Prix Sabam est attribué à
The Boxed (Bryn Rhys Chainey)
- Le Prix du Public est attribué à
Berni’s Doll (Yann J.)
- Le Prix Be TV est attribué à
The Boxed (Bryn Rhys Chainey)
- Le finaliste aux Mélies d’or est
attribué à Of Cats & Women
(Jonas Govaerts)
Compétition Belge
du Court Métrage
- Le Prix SACD est attribué à Les
Deux Sœurs (Emmanuel Jespers)
- Prix Michel Devillers: Les Deux
Sœurs (Emmanuel Jespers)
International Body Painting
Contest
- 1st Prix à Houyam Hajlaoui (Belgique)
"Sheneshta"
- 2nd Prix à Marie-Liesse Le Mentec (France)
"L’Elf à la Licorne"
- 3rd Prix à Sabine Gabrielle Vogel (Nederland)
"Spider Queen"
- Prix du public à Loes Mehlbaum (Nederland)
"Beauty into the Beast"
Édouard Etienne
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