BIFFF 2006
Festival du film fantastique de Bruxelles

Jeudi 16 mars

Nightmare est l’œuvre d’un jeune réalisateur trop ambitieux qui prétend corriger tout ce qui ne va pas dans le cinéma d’horreur. Dylan Bank nous présente un film psychédélique mais terriblement confus. Il s’aventure sur le territoire de David Lynch, d'Alejandro Jodorowsky et de Shinya Tsukamoto mais ne parvient nullement à être fascinant ou dérangeant comme eux.
Le film se compose essentiellement d’images floues et montées de façon maladroite qui n’ont aucun sens et n’ajoutent rien à l’histoire de base. Pour un film d’horreur, ce "cauchemar" manque d’atmosphère, de moment effrayants ou d’images violentes.

Adaptation d’un roman d’Alice Hoffman, The River King souffre de plusieurs défauts. Tout d’abord le manque d’exploration des différents personnages. On apprend peu de choses sur leur passé et de ce fait, on comprend mal leurs motivations. Ensuite, ce film est un gros pêle-mêle dans lequel se mélangent dialogues et paysages sans vraiment s’accorder. Enfin, on peut regretter le rythme lent qui risque de provoquer la lassitude chez le spectateur. Ceci étant dit, il faut souligner un excellent jeu d’acteurs surtout de la part d’Edward Burns.

Dans Half-Light, l’idée de base est intéressante alors que les autres aspects du film sont bâclés. La bande sonore est agréable et les paysages sont spectaculaires. Ce film semble être juste une accumulation de clichés. Le réalisateur a manifestement passé son temps à essayer de nous mener sur des fausses pistes, en oubliant de développer son histoire. Les personnages sont inintéressants et plats. Le jeu d’acteur n’est pas mauvais (ni vraiment exceptionnel) mais les personnages manquent de développement.

Suite du film House of 1000 Corpses du même Rob Zombie, The Devil’s Rejects nous plonge de nouveau dans l’environnement dépravé de la famille Firefly, une bande de fous meurtriers semant la désolation en 1978. Zombie sème le doute dans les esprits en présentant des tueurs infantiles, lesquels semblent ne pas se rendre compte à quel point leurs actes sont horribles. A l’opposé, la loi, incarnée par le shérif Wydell ivre de vengeance, ce sont les adultes et leurs règles strictes. Forsythe est amené à commettre des actes presque aussi atroces mais le charme de l’insouciance ne joue pas en sa faveur. En raison du conflit entre les intervenants principaux, l’histoire est pleine d’action et de suspens, ce qui la rend plus intéressante que dans le film précédent.

Grégory Lécrivain

 
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