BIFFF 2006
Festival du film fantastique de Bruxelles

Mardi 14 mars

Contrairement à un film comme Silence of The Lambs, Antibodies ne se concentre pas tant sur la personnalité du tueur en série que sur l’esprit d’un homme ordinaire confrontés à une situation extraordinaire et comment cela le mène à remettre en causes ses convictions les plus profondes. Le scénario est solide et peut être lu à bien des niveaux. Les rebondissements sont nombreux et vous tiennent en haleine jusqu’au dénouement final. Les acteurs offrent une performance remarquable et l’implication du réalisateur Christian Alvart fait de ce thriller un film intelligent et dérangeant.

Avant de passer à la projection du film de 20h30, les membres du jury Méliès sont montés sur scène pour une brève présentation.

Animal pose une question qui a toujours divisé le monde scientifique: sommes-nous prédestinés à être violent ? Une question à laquelle Roselyne Bosch tente de répondre au travers de ce film nullement manichéen qui explore nos pulsions les plus inavouables et où la rédemption peut passer au travers d’une aiguille hypodermique. Au-delà du niveau purement psychologique, l’opposition existe également entre les décors froids et déshumanisés du monde scientifique et les paysages splendides du Portugal.

Il est plutôt rare de voir un film de guerre tout à fait sérieux tourner au voyage dans le temps puis virer à la comédie tout en gardant une trame tout à fait cohérente. Basé non seulement sur une réalité politique (les tensions entre la Corée du Nord et la Corée du Sud) mais aussi sur la tradition coréenne (les Chroniques de la Dynastie Chosun, font état de guerriers célestes qui auraient aidé la population à repousser une invasion japonaise), Heaven’s Soldiers est tout à la fois drôle, captivant et particulièrement d’actualité. On regrettera toutefois un ton nationaliste quelque peu agaçant.

Filmé en un seul plan-séquence, Infection est véritablement un OVNI dans le paysage cinématographique. Jouant sur la suggestion bien plus que sur des effets gores, le film entretient une ambiance malsaine et réaliste qui évoque The Blair Witch Project mais aussi l’émission radiophonique The War of The Worlds d’Orson Welles car une bonne partie de l’action est évoquée par le biais d’un dialogue radio entre deux personnes. Ce n’est pas le genre de film que l’on aura envie de revoir mais il mérite d’être vu à titre de curiosité.

Grégory Lécrivain

 
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