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BIFFF 2006
Festival du film fantastique de Bruxelles
En ce glacial mois de mars, chacun
cherche un endroit chaud et accueillant pour oublier les frimas
de l’hiver. Pour les fantasticophiles, le choix du havre
de paix est tout trouvé et c’est en masse qu’ils
se ruent pour investir l’auditorium du Passage 44. L’attente
est longue avant de gravir les marches qui mènent à
la salle où chacun espère frissonner pour des raisons
autres que la météo capricieuse.
Vendredi 10 mars - Ouverture
Le
Magic Land Theatre est là avec sa parade
des Loustics pour distraire les spectateurs faisant patiemment
la file dans le hall d’entrée. Le signal est enfin
donné et les fauves sont lachés ! La salle se remplit
rapidement et bientôt il n’y a plus la moindre place
disponible. La grande messe du fantastique peut commencer.
Après le traditionnel
discours d’ouverture, Jean-Paul "Quel talent"
Smismans présente Courtney Solomon,
réalisateur du film de ce soir ainsi que Rachel
Hurd-Wood, principale actrice du film. L’appréhension
est grande quand on sait que sa précédente réalisation,
Dungeon & Dragon, ne nous avait
pas laissé un souvenir impérissable. Il faut pourtant
admettre qu’An American Haunting
démontre une grande maîtrise de son sujet et parvient
à se démarquer d’autres films traitant de
possession par une deuxième lecture qui met en exergue
un douloureux problème de société. Le jeu
d’acteurs est remarquable et le casting est brillant. En
plus de la jeune actrice particulièrement convaincante,
on retrouve de vieux briscards du cinéma de genre comme
Donald Sutherland ou Sissy Spacek.
On regrettera cependant le manque de clarté du récit
et certaines incohérences scénaristiques.
Grégory Lécrivain
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