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BIFFF 2005 (2)
Cris et chuchotements
En
ouverture, nous avons eu droit à une production canadienne,
"White Noise". Ce film réalisé par Geoffrey
Sax traite des EVP (Electronic Voice Phenomenon), phénomènes
sonores par lesquels les morts semblent communiquer avec le monde
des vivants. Film aux ambiances froides et inquiétantes
mais malheureusement ponctué de longueurs et dont la fin
manque singulièrement de cohérence. Ce fut malgré
tout un plaisir de revoir Michael Keaton et Deborah Kara Unger,
trop longtemps absents des écrans.
Menu copieux
C’est le lendemain
que les choses sérieuses ont commencé. Pour se mettre
en appétit, quelques hors d’œuvre artistiquement
colorés mettant en valeur les jolies formes des participant(e)s
au International Body Painting Contest. En entrée, un film
suédois sans grande prétention sinon de nous divertir
et de nous faire frissonner, "The Drowning Ghost" de
Mikael Håfström. Honnête slasher movie dont l’action
prend place, une fois de plus, dans le milieu adolescent.
Après
cette mise en bouche est venu le plat de résistance : "Saw".
Sans conteste, le film qui a réuni le plus de suffrages
parmi le public et on ne peut que lui donner raison. Un scénario
bien ficelé, des personnages bien campés, une technique
parfaitement maîtrisée, cette petite production n’a
rien à envier à un Se7en dont il s’inspire
tout en réussissant le pari de se démarquer par
son originalité. Un coup de maître pour James Wan
qui signe là son premier film.
Le dessert par contre fut
assez fade. Premier film coréen de la sélection,
"The Ghost" de Tae-kyeong Kim, comme son nom l’indique
est un énième film de fantôme asiatique et
il faut bien reconnaître que celui-ci ne parvient pas vraiment
à se démarquer de ses prédécesseurs.
Pour le pousse-café,
nous restons dans le même pays mais le style change radicalement.
"Three… Extremes" est le résultat du travail
conjoint des réalisateurs Fruit Chan, Takashi Miike et
Chan-Wook Park. Des trois sketches qui composent ce film, on retiendra
surtout "Dumplings", fable sur la vanité teintée
d’humour noir et "Cut" dont la cruauté
sophistiquée est à la limite du supportable, ce
qui n’étonne pas venant du réalisateur d’Old
Boy.
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