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BIFFF 2005
Festival du film fantastique de Bruxelles
Par Grégory Lécrivain
La 23ème édition
du Festival du Film Fantastique de Bruxelles s’est tenue
du 11 au 26 mars. Comme l’indique l’affiche dessinée
par Michetz, l’accent a été mis cette année
sur les productions asiatiques. Cela nous préparait d’emblée
à un cortège de fantômes aux cheveux longs
et autres esprits vengeurs.
Malgré
des rumeurs pessimistes qui planaient sur le festival en 2004,
le BIFFF a réinvesti le Passage 44 et le cinéma
Nova mais aussi le Botanique à l’occasion d’une
découverte du monde de l’animation japonaise.
Attendu chaque année par
plus de 60000 fantasticophiles, ce festival est devenu une véritable
institution avec ses figures connues et ses codes. Maître
de cérémonie de ces nuits d’horreur, Jean-Paul
Smismans (bien connu des auditeurs de Classic 21) est le chouchou
des bifffiens et ses présentations contribuent à
l’ambiance tant appréciée de ce festival hors
du commun. Quel talent, Jean-Paul ! Mais le festival ne serait
rien sans l’aide de ses nombreux bénévoles,
tous dévoués à la cause du fantastique et
qui plus que tous autres vivent le festival de l’intérieur.
Le
BIFFF a ses habitués. Certains sont même abonnés.
Vous les reconnaîtrez à leur joli badge orné
de leur frimousse qu’ils portent autour du cou et qui leur
donne accès à toutes les séances ainsi qu’au
Bal des vampires. Mais n’est pas abonné qui veut.
Les places sont limitées et pour acquérir le précieux
badge, il faut bien souvent que quelqu’un se désiste.
S’il ne fallait retenir qu’une
chose de ce festival, ce serait son ambiance. Nulle part ailleurs,
vous ne trouverez un public aussi enthousiaste et qui entend bien
faire partager ses émotions par le biais de cris en tous
genres et de répliques dont certaines sont devenues de
véritables rengaines qui reviennent année après
année. Ainsi, ne soyez pas étonnés d’entendre
"Tue encore !" auquel répond immédiatement
un franc et massif "Jamais plus !". Ne blâmez
pas votre voisin s’il éructe soudain "Les cochons
dans l’espace" ou "Le marteau, le marteau, le
marteau…". Ceci est tout à fait normal et fait
partie du folklore du BIFFF.
Après ce préambule,
voici un compte-rendu du festival au jour le jour.
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