
Witness the resurrection
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Après un troisième film qui a divisé la
critique et les fans, personne ne croyait à un nouvel
Alien. De toutes façons, Ripley est morte et un Alien
sans Sigourney Weaver, ce n'est pas un Alien. C'était
sans compter sur les merveilles de la technologie…
Une résurrection inattendue
A la fin d'Alien
3, David Fincher faisait
déjà d'Ellen
Ripley une figure sainte. Le crâne rasé à la
Jeanne d'Arc, les motivations de "sauveuse de l'univers" jusque
dans les entrailles de son corps, sa résurrection dans
Alien Résurrection ne fait
que renforcer son statut de Messie de l'espace. Mais comment
la faire revenir sur le grand écran.
Les rumeurs vont bon train, en cette fin de millénaire.
Et si tout n'était qu'un rêve ? Tel est le postulat
de base, ridicule, qui vit le jour sur Internet. Mais c'est sur
ce même Réseau des réseaux qu'une nouvelle
révolutionne le monde technologique : une brebis, du doux
nom de Dolly, est le clone d'une de ses grandes sœurs. L'idée
germe alors dans l'esprit de Joss Whedon, l'homme à la
base de la série Buffy, qui propose son idée à la
Fox : on parvient à cloner Ripley et on oublie cette idée
de rêve !!!
La Fox commande donc à Whedon
d'écrire un nouveau
scénario, alors que Sigourney Weaver, qui avait juré que
l'on ne l'y reprendrait plus, accepte de revenir une quatrième
(et dernière!) fois. A la différence de l'opus
précédent, Wheddon a toute latitude pour écrire
ce qu'il veut. Il décide donc de faire de Ripley une créature
dont les gènes contiennent de l'ADN d'alien. Ce qui veut
dire qu'elle est aussi bien l'amie que l'ennemie! Un concept
qui plaît à la Fox immédiatement. Le cadre
de l'histoire sera une base spatiale (une idée déjà présente
lors de l'écriture scénaristique du troisième)
qui est le laboratoire secret d'une bande de scientifiques qui
s'amusent à cloner humains et aliens. Un véritable
cirque des horreurs dont Ripley est l'incarnation la plus parfaite.
Mais pas la meilleure puisque les scientifiques parviennent à créer
une nouvelle race d'alien, dont la gestation est l'œuvre
de Ripley elle-même!
La sensibilité européenne
au service des Etats-Unis
Alors que le scénario se termine, un réalisateur
vient d'être trouve en la personne de Danny Boyle. Son
dernier film, Trainspotting, a fait un tabac un peu partout et
tout Hollywood se l'arrache. Mais, après avoir donné son
accord, Boyle se rétracte considérant qu'une telle
production ne peut lui permettre une liberté artistique
qu'il veut avoir sur chacun de ses films. On peut le comprendre,
comme on peut comprendre un Jean-Pierre Jeunet (qui devra se
passer de son acolyte Caro) qui accepte immédiatement
la proposition : réaliser un Alien, cela ne se refuse
pas !
Et de reconnaître
que son Alien
Résurrection est
très proche de ses œuvres antérieures, La
cité des enfants perdus et Delicatessen.
Tout d'abord, parce qu'on y retrouve Dominic Pinon et Ron Perlman.
Ensuite,
parce que ce nouvel Alien se permet un humour que l'on n'avait
pas encore vu dans cette franchise. Plus gore que les précédents,
ce quatrième film permet également à Sigourney
Weaver de s'extraire de son rôle habituel en affichant
un personnage sans cesse en quête de sa raison d'être.
Wynona Rider, également, apporte au film, l'inévitable
cyborg de chacun des Alien,
dont le rôle premier (celui
de tuer Ripley) se muera en véritable alliée de
cette dernière. Jean-Pierre Jeunet (qui a provoqué un
véritable esclandre aux States quand sa nomination a été connue
de tous) a réussi à insuffler un regard nouveau
sur les liens qui se tissent entre Ripley et la race alien. Profitant
d'un tour de force de la technologie humaine, cet Alien
Résurrection en profite au
passage pour critiquer férocement le clonage,
qu'il soit humain ou étranger. La bande de pirates de
l'espace qui l'accompagne, la nouvelle race d'aliens et les capacités
de l'ancienne remises à jour, sont parmi les éléments
qui permettant à ce numéro 4 de faire partie d'une
franchise qui n'a cessé de se remettre en question.
L'équipe
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La
scène
inoubliable |
Alien Résurrection (1997,
U.S.A.)
Réalisé par
Jean-Pierre Jeunet
Scénario de Dan O'Bannon
Musique de John Frizzell
Produit par Gordon Carroll, David Giler, Walter
Hill et Bill Badalato
Avec Sigourney
Weaver, Wynona Rider, Dominic Pinon, Ron Perlman, Michael
Wyncott, Kim Flowers, Brad Dourif, etc.
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Le panier, sans se retourner
et sans effets spéciaux, en une seule prise par Sigourney
Weaver. |
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